Tunisie : Article 28 du projet de Constitution

« L’Etat assure la protection des droits de la femme et de ses acquis, en tant qu’associée véritable de l’homme dans le développement de la patrie et sous le principe de complémentarité des rôles avec l’homme au sein de la famille. L’Etat garanti l’égalité des chances pour la femme dans toutes les responsabilités. L’Etat garanti la lutte contre les violences faites aux femmes, quel que soit la nature ».

Une première lecture de cette disposition de la future Constitution tunisienne sur les droit des femmes,  peut ne pas susciter d’interrogations tant elle semble « bien formulée » : que nenni ! Car en réalité elle soulève de vives controverses sur le rôle et le statut de la femme,  est rétrograde et marque même pour certains un recul concernant l’évolution des droits des femmes dans ce pays. « Acquis », « complémentarité », sont les mots clés de ce texte qui rendent ambiguë cette disposition sensée promouvoir l’égalité entre les hommes et les femmes. Plusieurs associations de femmes et ONG ce sont mobilisés le 13 aout dernier à l’ occasion de la fête de la femme, appelant à une égalité sans  quiproquo, sans ambiguïté. Attendons la suite qui sera donnée à cette revendication oh combien légitime!

En Inde, des méthodes musclées pour restaurer l’équilibre entre les sexes!(source: AFP du 31 juillet 2012)

C’est un spectacle peu commun qu’offre, dans le nord de l’Inde, la maternité rudimentaire de l’hôpital public du district de Nawanshahr: des mères viennent d’accoucher d’une fille et les nouveaux parents la bercent tendrement, un changement radical de comportement dans une région où les filles étaient autrefois victimes d’infanticides.

Jusqu’en 2004, Nawahshahr, dans l’Etat rural du Pendjab, était connu pour son déséquilibre abyssal entre les sexes, avec un ratio annuel de 795 filles pour 1.000 garçons à la naissance.

Mais la situation s’est profondément modifiée ces huit dernières années. En 2011, le ratio s’était redressé à 949 filles pour 1.000 garçons, revenant presque à l’équilibre naturel de 952 pour 1.000.

Ce succès fulgurant dans un pays où les femmes restent soumises à une forte pression sociale pour engendrer des garçons, vus comme une chance pour la famille, s’explique par les vigoureuses méthodes des autorités: elles surveillent les grossesses et font pression sur les parents, quitte à leur faire honte si elles cherchent à supprimer les filles.

Menée conjointement à une campagne de sensibilisation contre le foeticide de filles et l’avortement sélectif, cette stratégie a vite payé.

– Les échographies mises en cause –

En deux ans, près de deux tiers des centres d’échographie de Nawanshahr ont été fermés ou contraints à suspendre leurs activités pour violation de la loi.

Grâce à des femmes enceintes ayant accepté de se faire passer pour des patientes, les autorités ont réussi à piéger en caméra cachée trois médecins qui leur proposaient de choisir le sexe de leur bébé.

Dans cette société conservatrice, la fille représente souvent une charge financière pour les parents, contraints de verser une dot à la belle-famille lors de son mariage. Le garçon est en revanche valorisé car il rapporte une dot à sa famille lors de son mariage et en raison de son rôle primordial lors des cérémonies hindoues pour les crémations.

Lors du dernier recensement en Inde, en 2011, le pays a découvert que l’écart entre le nombre de filles et de garçons à la naissance n’avait jamais été si élevé depuis l’indépendance en 1947.

A Nawanshahr, les autorités ont aussi utilisé une autre tactique pour arriver à leurs fins: faire pression sur les futurs parents et constituer un fichier de données pour assurer “la traçabilité” des grossesses.

– L’intervention musclée est la seule solution –

Du personnel de santé a été employé à faire du porte-à-porte pour enregistrer les nouvelles grossesses dans les foyers et à revenir à la date estimée de l’accouchement pour vérifier l’arrivée du bébé.

Si la famille refuse de répondre aux questions ou évoque une fausse couche, une enquête est alors déclenchée pour suspicion de foeticide de fille.

Pour Jaspal Singh Gidda, qui dirige une ONG locale, Upkar Coordination Society, et travaille main dans la main avec les autorités, le but est de faire honte publiquement aux couples qui optent pour l’avortement sélectif.

Par deux fois, M. Gidda et d’autres volontaires d’Upkar ont organisé une cérémonie funèbre devant la maison de couples ayant pratiqué l’avortement sélectif pour faire le deuil du foetus.

“En faisant ça, nous générons une pression de la communauté contre le foeticide de filles”, assure-t-il.

Des membres de l’ONG organisent aussi des marches dans des villages en chantant des chansons à la gloire des filles: “Les filles sont nées pour gouverner, non pour être massacrées”, clament-ils dans les rues.

Le succès des chiffres dans ce district a attiré l’attention du reste du pays et provoqué des critiques sur les méthodes employées.

Un militant connu pour ses positions contre l’avortement sélectif, Sabu George, juge que ce genre de pratiques relève de “la violation de la vie privée”: “l’administration a de bonnes intentions mais leurs tactiques sont totalement contraires à la morale”.

“Elles accablent les femmes, déjà confrontées à une pression terrible de la part de leurs familles”, dénonce-t-il auprès de l’AFP.

Pour des médecins tels que Usha Kiran, qui travaille à la maternité du district, l’intervention musclée est la seule solution. “Si le gouvernement ne s’y met pas, les gens ne changeront pas”, assure-t-elle.

“Avant, les gens venaient ici et disaient: +nous voulons un fils+. Personne n’est venu me voir récemment pour me dire cela. Aujourd’hui, j’accouche autant de filles que de garçons”, dit-elle.

Sur le point d’accoucher, une étudiante de 24 ans, Pooja Dheer, assure que personne dans sa famille ne se préoccupe du sexe du bébé.

“C’est la même chose. Une fille peut travailler, elle peut tout faire”, dit-elle fermement. “Une femme doit avoir le droit d’avoir une fille”.

Les femmes sont-elles meilleures négociatrices que les hommes ? (Par Capital.fr | Capital.fr – mar. 31 juil. 2012 11:23 HAEC)

OUI selon Karsten Jonsen, chercheur à l’IMD, spécialiste de la performance d’équipe et de la diversité

“Dans les conflits armés, elles 
excellent à trouver des compromis 
et des solutions de réconciliation”

Lorsqu’il s’agit de négocier, les femmes réussissent en fait mieux que les hommes dans bien des domaines, en particulier dans les sphères familiale et sociale. Mais pas seulement. Dans les conflits armés, par exemple, elles excellent à trouver des compromis afin d’élaborer des solutions de maintien de la paix et de réconciliation. Et cela parce qu’elles font plus facilement preuve de compassion et d’altruisme que leurs homologues masculins.

Alors pourquoi admet-on communément que les hommes sont plus doués pour cet exercice ? Cette idée reçue vient du fait que l’agressivité est un comportement plutôt valorisé en entreprise, ce qui favorise la gent masculine. En effet, lorsque les femmes manifestent ce trait de caractère, elles ne respectent pas la règle tacite des genres et
se voient alors stigmatisées par leur entourage. Lorsqu’un homme se montre agressif dans une discussion, on dit qu’il négocie avec fermeté. Mais quand c’est une femme, on a vite fait de la déprécier en la qualifiant
de manière péjorative de «dame de fer».

Autre raison qui explique le mythe de la supériorité masculine : les capacités de négociation sont évaluées à partir de critères qui n’avantagent pas les femmes, comme la quête de gains individuels. Les chercheurs ont maintes fois constaté que les femmes étaient plus performantes que les hommes lorsqu’elles négociaient au nom d’autres personnes. Tout compte fait, le plus important n’est pas de savoir qui est le meilleur, mais de comprendre que la culture dominante dans le monde professionnel ne permet pas la pleine expression des compétences «féminines».

NON, selon Suzanne de Janasz, professeure de leadership et de développement…

Retrouvez cet article sur capital.fr

Une leçon de vie

Je ne connais pas la source,  mais une bonne amie à moi vient de me laisser ce message : « Ne laisse jamais personne éteindre cette lumière dans tes yeux et te faire perdre ton sourire. Fais tes choix, vis avec tes erreurs, fais face à tes peurs, laisses le passé derrière, avances sans te retourner et dis-toi que le meilleur est à venir…

Et si tu penses que tu as perdu un petit bout de bonheur, ne t’en fais pas ! Quelqu’un t’en donnera le double ».

Si elle savait…

Ça chauffe à Rio… le choc des idées

RIO + ou – 20? voici la grosse question qui divise tous ceux qui ont fait le déplacement pour cette grande messe sur le développement durable. Rendu à trois jours de ce sommet des Nations Unies, des idées s’opposent. Pour plusieurs  Etats comme le Brésil  pays  hôte, tout va bien car le projet de Déclaration est déjà adopté avant la rencontre des chefs d’Etats. Pour la société civile tout va mal ! On régresse ! Car le texte est dépourvu d’engagements concrets de la part des Etats en l’absence de mécanismes de mise en œuvre. Crise économique quand tu nous tiens ! 🙂

–   1992 ,un plan d’action pour le 21ème siècle est adopté par 173 états à l’issue du sommet de la Terre de Rio de Janeiro. Les enjeux prioritaires pour le développement durables y sont précisés : lutte contre la pauvreté, gestion des ressources en eau, santé, pollution de l’air, désertification, gestion des déchets.

–   2012, Rio de Janeiro accueille   la conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement (Rio+20) du 20 au 22 juin. La communauté internationale est à nouveau mobilisée  sur les enjeux du développement durable, dans un contexte nouveau marqué par la mondialisation et le développement des nouvelles technologies qui ont modifié les relations internationales la société de l’information a facilité l’accès à l’information, le changement climatique a modifié les comportements et modes de consommations. Les deux enjeux prioritaires sont l’économie verte dans le cadre du développement durable et de l’élimination de la pauvreté et le cadre institutionnel du développement durable. D’autres thématiques importantes sont discutées au cours de la conférence : la biodiversité, le développement humain, l’eau et l’assainissement, l’énergie, les financements innovants pour le développement, les villes et territoires durables; la résilience aux catastrophes naturelles et la sécurité alimentaire. Sujet transversal à l’ordre du jour : Femmes et développement durable.

Les femmes de l’Euro 2012

Alors que les matchs se disputent chaudement dans les stades de football, à Donetsk en Ukraine, une compétition d’un tout autre genre se jouent dans les rues entre des féministes « insoumises » et la police sécrète polonaise. Et pour cause : Après leur coup de gueule contre l’Eglise catholique à Rome sur l’interdiction de  l’avortement et à Paris pour la Burqa, elles montrent une fois de plus à qui veut les voir, leurs seins pour dénoncer la prostitution ayant cour dans le sillage de cette compétition. Mettre fin à la domination masculine avec pour slogan  « Fuck Euro » et non les femmes…

100 coups de fouets

Il s’agit du nombre de coups reçus par un couple au nord du Mali pour avoir eu un enfant en dehors du mariage. La presse en parle comme si c’était une blague. Moi aussi j’ai pensé à un canular en lisant cela pour la première fois. Malheureusement ce fait est bien réel et six autres femmes ont déjà été identifiées par les bourreaux pour subir  le même sort voire pire.

Cette histoire qui défraie la chronique se passe au Nord du Mali qui depuis quelques mois encore était un modèle de démocratie en Afrique subsaharienne. Au nom de la Charia les groupes islamiques qui dirigent actuellement cette partie du Pays font la pluie et le beau temps. Il s’agit là et c’est pour le déplorer d’un véritable recul dans les luttes qui sont menées depuis des années par des femmes et des hommes en quête de paix et de libertés. Aucune religion, aucune culture, aucune idéologie ne saurait justifier ce fait.  Si on n’est plus libre, même de donner la vie…

Si on ne vous dit rien, écoutez!

Si vous voulez prendre plaisir à la conversation, Laissez parler les autres. Tout le monde dira qu’il a passé une agréable soirée en votre compagnie. Tous les hommes riches qui ont travaillé dur à ériger un empire sont souvent des gens modestes qui ne cherchent pas la moindre occasion pour étaler leur richesse. Ces gens-là savent écouter. Ce n’est pas tellement dans les propos des autres qu’on apprend le plus mais dans l’observation des gens qui parlent. Jugez de quoi ils parlent plutôt que de la façon dont ils parlent. Observer les gens quand ils parlent vaut mieux que de les écouter. Dans une soirée, cherchez celui qui parle le moins, c’est souvent lui qui a le plus à dire.

N’a-t-on pas deux oreilles et une seule bouche ?

Extrait de « 52 petites choses qui font de grandes différences dans la vie » de Marcel Béliveau

Citation

En menant une recherche ce matin sur un projet pour lequel je travaille en ce moment, je suis tombée sur une citation qui m’a énormément troublée et à laquelle j’ai réfléchis quelques secondes avant de me remettre au travail. Je voudrai ici sans commentaires, la partager avec vous en espérant qu’elle vous permettra aussi de vous remuer les méninges et d’en tirer des leçons: “La vie est un défi à relever, un bonheur à mériter, une aventure à tenter” Anais NIN.